Association MADINA-SAHEL

Qui, lors d’un voyage touristique, n’a pas gardé en mémoire visuelle ces paysages irréels qui imprègnent le souvenir de vacances passées, là, où les décors font que le regard se perd sur l’immensité d’un désert, accrochant au passage ses dunes, devenant sous l’effet d’un soleil couchant tantôt ocrées ou cuivrées ?

Derrière ces tas de sable créés par les vents, ressemblant à des vagues, le jour disparaît laissant une vie imperceptible, et pourtant, planquée derrière une dune au clair de lune, il y a tout simplement la vie de tout un peuple, les Touaregs

Premier coup de cœur

En l’an 2000, j’ai regardé ce qui m’entourait avec le cœur, et j’ai constaté que les habitants vivaient simplement par manque de moyen.

Pour la plupart, ils habitent dans des petites cases.

Elles accueillent toute la famille pour le repas, et c’est au milieu de ce modeste abri qu’est posé à même le sol, un grand plat garni de nourriture qu’ils ont eu le bonheur de trouver.

Leur pauvreté est enfouie dans la joie de vivre, en souriant et en étant généreux.

Ils n’hésiteront pas à vous inviter à partager leur repas, même si la quantité se trouve réduite.

Pour eux le partage est important et c’est devant cet accueil, que j’ai été séduite et qui m’a donné envie d’y retourner.

Durant ces vacances, j’ai fait la connaissance d’un enfant sénégalais du prénom d‘Ousmane.
Il avait 10 ans et c’est pour lui, que j’ai eu mon premier coup de cœur.
Il me fit part de son rêve, de jouer au foot comme Ronaldo et le plus important, il souhaitait faire des études.

Dès mon retour en Suisse, mon esprit très occupé par les tâches journalières, a fait que je l’ai pratiquement oublié.

Par je ne sais quel phénomène, un jour me revînt à l’esprit Ousmane et je compris que mon existence était bien futile comparée aux préoccupations de ce garçonnet, qui s’inquiétait pour son avenir.


C’est un épisode merveilleux, j’ai décidé de le retrouver, ce qui a été fait facilement.

Depuis 2005, je paie ses taxes d’écolage et à ce jour je finance ses études à l’école d’ingénieurs en génie civil à Thies.


Nous sommes tombés en "amour",
il est mon fils de cœur et je suis sa maman suisse.

 

 

Les femmes et les mères sont les piliers de la société africaine.

Si elles ont les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école, ils auront une chance d’être instruits et devenir autonomes ce qui ne fera pas d’eux des mendiants ou dans le pire des cas, des délinquants.

Pour y arriver elles s’efforcent de trouver des moyens financiers.

En 2007, une chaîne de solidarité s’organise sur place.

 

 

En me promenant sur la plage, je fis la connaissance de vendeuses ambulantes.
Elles présentaient et vendaient des articles qu’elles créent: des colliers, des paréos, des écharpes et divers petits objets qui peuvent rendre service.

Je décidai sur le champ d’acheter cette marchandise de la ramener en Suisse pour la vendre.

Ainsi, ayant eu du succès lors cette première démarche, j’ai pu constituer mon premier capital.

S’en est suivi, les encouragements de mes amis et connaissances, heureux de pouvoir acheter quelques articles, participant ainsi par de petites sommes à encourager un projet concret.

Enrichissant par la même occasion mon petit compte qui grossissait ce qui me permit de me lancer à fond dans cette entreprise, qui était d’aider ceux qui en avaient besoin dans cette région de notre planète.

C’est ainsi que j’ai pu acheter de plus en plus de colliers en les faisant créer par une dizaine de femmes sur la plage de Mbour.

Pour diversifier, mon choix, j’ai commandé des trousses de toilette et des sacs en tissu, à un couturier handicapé.